Les Olympiques contre les sprinters

10 août 2016 - 21:35

Thor Hushovd, premier vainqueur au palmarès de l’Arctic Race of Norway, s’est jeté à l’eau : « Mon favori, c’est Philippe Gilbert. Il est malin et très motivé pour la course. » La légende vivante du cyclisme norvégien, avec dix victoires d’étapes du Tour de France à son compteur, a parfaitement joué son rôle d’ambassadeur auprès de son ancien coéquipier pour l’attirer dans son pays pour la première fois. « Thor et moi sommes restés amis, signale le champion du monde 2012. Mon frère a participé avant moi à l’Arctic Race et il m’a dit que c’était super beau. Mais d’abord, je dois récupérer du voyage à Rio. »
La troisième étape arrivant à Korgfjellet est dans ses cordes, avec une montée de 8,9km pour finir. Sur le papier, le Wallon est un successeur potentiel de Rein Taaramäe, ou à tout le moins un concurrent de taille, un an après que l’Estonien eut détrôné, le dernier jour à Narvik, Ben Hermans, un autre Belge de l’équipe BMC. « Je ressens aussi le décalage horaire », déclare le grimpeur de Katusha, vainqueur cette année d’une étape alpestre du Tour d’Italie et du classement final du Tour de Slovénie, et arrivé en Norvège vingt-quatre heures avant Gilbert.
« Chaque année le parcours de l’Arctic Race of Norway est différent, ce qui rend la course plus difficile à planifier et à prévoir », modère Thor Hushovd. Mais sa popularité est inchangée. Les coureurs ont pu s’en rendre compte devant un public enthousiaste à la présentation des équipes à Bodø, là où l’histoire de l’épreuve avait commencé par un sprint victorieux de Kenny van Hummel en 2013. Dimanche, s’y disputera également l’arrivée finale car la ville fête son 200e anniversaire cette année.
Les sprinters estiment avoir deux ou trois possibilités de jouer la gagne, sur quatre étapes qui peuvent aussi leur réserver des surprises. Pour les trois derniers vainqueurs de Milan-San Remo, c’est un premier test sur la route qui va les mener au championnat du monde à Doha, au Qatar, le 16 octobre. Le héro local Alexander Kristoff et l’Allemand John Degenkolb sont en reprise après le Tour de France, que n’a pas disputé Arnaud Démare pour mieux se concentrer sur la fin de saison.
Le Français, de même que Kristoff, Degenkolb, Taaramäe et le spécialiste des classiques flamandes Sep Vanmarcke a découvert la Norvège en hélicoptère avant de prendre place dans le peloton. « C’est magnifique et je m’attends à quelques beaux sprints car le niveau est très élevé », a prévenu Démare.
 

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