Les infos à J-1

12 août 2026 - 18:39 [GMT + 2]

  • Le peloton de l’Arctic Race of Norway 2026 s’est installé en Norvège du Nord, où débutera demain la 13 e édition de la course la plus septentrionale au monde. Le directeur de l’épreuve, Yannick Talabardon, décrit « un niveau très homogène qui va rendre la course très intéressante ».
  • « Gagner est l’objectif », affirme Ethan Vernon à l’aube de la première étape « On a établi un bon plan », répond Casper Van Uden. Les sprinteurs du peloton ont coché les deux premières journées, avant de laisser place aux grimpeurs-puncheurs ensuite.
  • Les grands favoris du général ont commencé à s’acclimater aux fraîches températures norvégiennes avant de se livrer à la presse. « Je suis motivé à me battre pour le classement général », s’impatiente Guillermo Thomas Silva. Il fera face à une multitude d’adversaires, dont certains évolueront à domicile. « Je suis prêt à donner le meilleur », prévient Martin Tjotta, l’un des 30 locaux révélés par la liste des 108 engagés.

« ÇA PEUT PARTIR DANS TOUS LES SENS ET RENDRE LA COURSE INTÉRESSANTE »

Quatre jours, deux tempos distincts, un parcours où tout le monde trouvera son compte : ainsi peut- on résumer le tracé de l’Arctic Race of Norway 2026, long de près de 700 kilomètres. « C’est vrai qu’il est séparé en deux, avec deux étapes tournées vers les sprinteurs, avant deux autres favorables aux grimpeurs-puncheurs », introduit Yannick Talabardon, directeur de cette 13 e édition. Il la voit comme l’une des plus indécises depuis la création de l’épreuve. « Il y a un niveau très homogène, avec plusieurs favoris mais pas un qui sort en particulier du lot. Cela peut rendre la course vraiment belle. »

« Quelle équipe va la prendre en main ? Quelques formations ont de bons sprinteurs et vont vouloir contrôler lors des deux premiers jours, mais après ça peut vraiment partir dans tous les sens et rendre la course très intéressante », poursuit-il. « Il y a beaucoup de coureurs qui ont terminé des courses dans le top-10 du classement général. Il y aura un nouveau vainqueur, et il est presque certain que nous allons découvrir un nouveau coureur que l’on ne connaît pas forcément très bien. Il y a en tout cas de très bons jeunes, et les surprises comme ça, personnellement, j’adore ! »

AUX SPRINTEURS DE TIRER LES PREMIERS

Les deux premières arrivées, jugées à Myre et Andenes qui font leur apparition sur la carte de l’Arctic Race of Norway, sont promises aux spécialistes de la vitesse. « Il y a quelques petites bosses mais rien de compliqué. Le seul élément qui peut perturber une arrivée au sprint, c'est le vent, peut-être sur l’étape 2. Mais on est vraiment sur deux beaux finishs pour sprinteurs », commente Yannick Talabardon.

Ethan Vernon les a cochées dans l’optique de s’imposer pour la première fois en Norvège, qui deviendrait le 9 e pays à son tableau de chasse chez les professionnels « Gagner lors de ces deux premières chances est l’objectif, puis nous avons des ambitions au classement général avec Alessandro Pinarello », introduit la flèche britannique de la formation NSN. « Je n’ai pas sprinté depuis ma chute au Giro d’Italia [fin mai]. Je suis impatient d’être de retour et de voir si j’ai les jambes. Je suis flexible, j’aime les sprints rapides comme techniques, donc ce sont deux bonnes opportunités. »

Il aura notamment face à lui Casper Van Uden, également en quête de la victoire la plus septentrionale de sa vie. « J’aime l’idée ! J’ai hâte. C’est ma première fois en Norvège et j’espère pouvoir mettre tout bout à bout », sourit le Néerlandais de la formation Picnic PostNL. « Nous avons deux belles premières étapes. La deuxième est peut-être un peu meilleure pour moi car [l’arrivée] est plus étroite. Nous avons établi un bon plan pour les deux jours, j’ai confiance en lui et en l’équipe. En tout cas, ça a l’air superbe. J’ai hâte et j’ai aimé rouler dans le froid aujourd’hui. »

DEUX SOMMETS POUR ÉCRIRE LA MYTHOLOGIE NORDIQUE

Les favoris se disputeront ensuite le maillot du soleil de minuit sur deux arrivées en bosse. La première, à Storheia, rappellera des souvenirs à ceux présents en 2019. « Ces 3,5 kilomètres à 11,8 % sont vraiment impressionnants. C’est très régulier et vraiment dur jusqu’en haut », décrit Yannick Talabardon. « On l’appelle le Mont Ventoux norvégien car ça y ressemble, en moins long mais c'est le même dessin de parcours, avec deux kilomètres dans les bois puis la fin en ligne droite jusqu'à l'antenne. » Le lendemain, le pied des pistes où se dérouleront les championnats du monde de ski alpin 2029 sera le théâtre de l'explication finale. « C'est la quatrième fois qu'on arrive à Narvik, mais ce lieu est inédit. C'est une belle bosse, un peu moins dure que la veille, plus pour un puncheur, mais il y a de quoi faire des écarts. »

C’est ici que Guillermo Thomas Silva tentera de parfaire une saison 2026 déjà faite de succès en Chine, au Giro d’Italia et en Espagne. « C’est ma première fois ici et je suis motivé à me battre pour le classement général. Je vais essayer de gagner mais j’aborde la course sans pression », répond le leader de l’équipe XDS Astana. Il trouvera sur son chemin Felix Engelhardt (Jayco AlUla), champion d'Allemagne en juin et qui doit encore gagner avec sa nouvelle tunique. « J’ai pris un peu de repos après le Tour de France. J'espère mettre mes jambes en marche les deux premiers jours puis être là pour le général. Je ne sais pas où j’en suis pour le moment mais je vais essayer. »

Comme lui, Lennert Van Eetvelt revient du Tour de France, dont il occupait la 16e place avant de chuter et serrer les dents jusqu’à l’arrivée. « Je me suis cassé des côtes mais ça va beaucoup mieux », rassure le Belge de la formation Lotto Intermarché, cité parmi les grands favoris de la semaine. « Les jambes sont bonnes. Je vais essayer de ne pas perdre de temps bêtement lors des deux premières journées, puis on verra pour la suite. »

POUR LA GLOIRE NATIONALE

Les Norvégiens ont remporté 17 des 48 étapes disputées ici. Seul ancien vainqueur d’étape présent en 2026, Odd Christian Eiking (Unibet Rose Rockets) s’était imposé à Storheia il y a sept ans, là où sera jugée la 3e étape dans trois jours. « Ce serait bien de faire quelque chose de similaire », sourit le coureur de 31 ans, dont la dernière victoire professionnelle remonte à ce 17 août 2019. Sa septième participation, 11 ans après sa première apparition, le convertit aussi en l’un des plus expérimentés de l’Arctic Race of Norway. « J’aime être ici, et tout particulièrement cette année avec le retour de cette ascension où j’avais gagné », s’impatiente-t-il.

Son compatriote Martin Tjotta s’aligne lui pour la quatrième fois d'affilée, un an après avoir terminé septième du classement général. « J’espère faire encore mieux ! », commente le coureur d’Uno-X Mobility, l’une des quatre formations norvégiennes présentes à domicile. « C’est une belle course pour l’équipe et pour moi-même, avec un beau parcours. » Être local et connaître l’épreuve « donne de la confiance. Voyons si cela peut me rendre meilleur, même si au fond, je reste la même personne. Je donnerai le meilleur de moi-même et on verra bien où cela mène ». Il est l’un des 30 coureurs du pays hôte, qui espère le couronnement du successeur de Thor Hushovd (2013) et Andreas Leknessund (2022).

COMMENT SUIVRE L'ARCTIC RACE OF NORWAY ?

Faire découvrir les paysages spectaculaires du nord de la Norvège au monde entier est l’une des principales missions de l’Arctic Race of Norway. Diffuseur hôte de l’événement, TV2 Norway assurera la production des images en direct pendant les quatre jours de course. Eurosport et Max assureront une diffusion en direct dans 54 territoires à travers l’Europe et l’Asie, tandis que SuperSport couvrira l’Afrique subsaharienne, Claro Sports l’Amérique latine, et Abu Dhabi Sports l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient.

Parmi les grandes nouveautés annuelles, Eurosport proposera toutes les étapes sur ses chaînes linéaires, tandis que la chaîne basque EITB rejoint la liste des diffuseurs. beIN Sports proposera la course à travers dix territoires de l’Asie du Sud-Est. D’autres chaînes et plateformes diffuseront aussi la course en direct, notamment en France (L’Équipe), en Belgique (Sport10, Proximus), en Russie (Okko), en Grande-Bretagne (TNT Sports), en Colombie (RCN, Caracol), en Israël (Sport5), au Japon (Jsports), en Nouvelle-Zélande (Sky Sport), en Australie (SBS), ainsi qu’au Canada et aux États-Unis (FloBikes).

Les fans pourront également suivre la course sur les réseaux sociaux grâce au hashtag #ArcticRace. Ils auront même leur mot à dire pour désigner le lauréat du Viking Jersey, une récompense honorant le meilleur équipier, attribuée selon les votes sur le compte officiel Instagram de la couse (@arcticraceofn).

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